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Le terrain

Tout savoir sur le terrain

La pente

L’une des premières complexités liées à un terrain est sa pente.
Même si les projets ÜTE utilisent majoritairement des pieux en acier, ce qui limite l’impact de la pente sur le coût des fondations, cela ne supprime pas pour autant l’ensemble des contraintes propres à un terrain en dénivelé.

  • Un terrain en pente crée naturellement un décalage entre le niveau du bâtiment côté amont et côté aval. Cela implique le plus souvent la mise en place d’une structure bois sous la maison afin de surélever la partie basse. Dans de nombreux cas, ce type de terrain conduit également à concevoir des terrasses suspendues, nécessitant une structure porteuse et des garde-corps adaptés.
  • Selon l’emplacement des points d’assainissement, un terrain en pente peut aussi nécessiter l’installation d’une pompe de relevage.
  • Les aménagements extérieurs sont généralement plus coûteux sur les terrains fortement pentus, en raison des ajustements techniques à prévoir.
  • Par ailleurs, un terrain en pente doit offrir une zone stabilisée et plane à proximité immédiate de la maison afin de permettre les opérations de grutage.
  • Enfin, les travaux de terrassement destinés à créer des surfaces plates peuvent exiger des enrochements ou des ouvrages de soutènement pour retenir le sol.

La pente présente toutefois un avantage majeur : elle structure naturellement votre terrain, permet généralement de dégager une vue surplombante et offre souvent de très jolies terrasses. Avec du travail et du budget, un terrain en pente peut devenir l’écrin le plus agréable pour votre future maison.




Les accès

Les accès sont déterminants dans un projet de construction, aussi bien pour la phase de chantier que pour la vie quotidienne une fois le projet livré.
Si les accès ne posent généralement pas de difficulté sur un terrain plat par météo clémente, c’est une tout autre histoire lorsque le terrain est en pente ou que la météo se dégrade.

Nous recommandons de réaliser un chemin d’accès en concassé ou en graviers jusqu’à la zone à bâtir. Sur un terrain en pente, il est essentiel de concevoir un accès en pente douce, à la fois pour garantir un passage sécurisé des équipes pendant le chantier, quelles que soient les conditions, et pour vous assurer un confort d’usage durable par la suite.

Dans certains cas, la réglementation locale définit précisément ce qui est possible pour le raccordement du chemin à la voie publique, ce qui peut entraîner des contraintes supplémentaires.

Quoi qu’il en soit, il est préférable de penser la jonction terrain/voie publique de manière à limiter les angles morts et garantir une bonne visibilité lors des entrées et sorties du terrain.

Zone de levage et de stationnement

Pour réaliser votre projet, une phase de grutage intensive est à prévoir. Afin de permettre à nos artisans de travailler en toute sécurité, il est indispensable de mettre en place une plateforme de travail stabilisée. Cet espace — dont la surface varie selon les projets — doit être plat et consolidé en concassé ou en gravier.

Cette zone deviendra votre futur espace de stationnement ; nous la concevrons donc en priorité dans cet objectif, tout en nous assurant qu’elle réponde aux besoins du chantier.

Dans les situations où il n’est pas souhaitable de créer une plateforme à proximité immédiate de la maison, nous pouvons déployer des solutions de levage spécifiques, telles que des grues sur chenilles ou des grues araignées. Ces options impliquent toutefois un surcoût dans la mise en œuvre du projet.

Viabilisation

La viabilisation est l’un des éléments les plus importants dans le choix d’un terrain, car elle représente un investissement significatif.
En moyenne, nos clients dépensent entre 10 000 € et 25 000 € pour viabiliser une parcelle, selon qu’elle relève de l’assainissement collectif ou d’un assainissement individuel.

Il ne faut toutefois pas tout conditionner à la viabilisation d’un terrain. En effet, un terrain non encore viabilisé peut présenter de réels avantages, tant en termes de prix qu’en termes de tranquillité et d’environnement.

Nous vous expliquons ci-dessous ce qu’implique l’une ou l’autre de ces situations :

Attention !
Même un terrain viabilisé peut être soumis à un assainissement individuel : il est donc indispensable de poser la question au vendeur, puis de confirmer l’information auprès de la mairie ou en consultant le PLU.

Terrain viabilisé

L’option « facile »

Un terrain viabilisé, c’est un terrain qui est plus facile à construire, déjà raccordé aux réseaux essentiels (eau potable, électricité, assainissement, télécoms, voirie).
Son principal intérêt est double :

Gain de temps et sécurité administrative : un terrain viabilisé respecte déjà certaines normes locales d’urbanisme.

Sécurité financière et simplicité : vous évitez des coûts supplémentaires potentiellement élevés et variables.

Attention!
Un terrain viabilisé PEUT être soumis à un assainissement individuel et entrainer des coûts importants. Si c’est votre cas, lisez la partie viabilisation dans le paragraphe « terrain non-viabilisé »

Terrain Non-viabilisé

3 points importants sont a controler lorsque vous envisagez d’acquérir un terrain non viabilisé

L’ELECTRICTE :

Le but est de raccorder votre terrain au réseau public d’électricité. Un coffret électrique sera installé, dans la majorité des cas, en bordure de terrain, et nous le relierons ensuite à la maison lors de la mission de VRD.

Lors du dépôt du permis, Enedis donnera son accord pour la viabilisation électrique de votre terrain. Il faut savoir que tous les terrains constructibles sont présumés raccordables, mais que les frais de raccordement peuvent varier de manière significative en fonction de leur distance avec le réseau.

Il est donc essentiel d’observer le terrain et d’identifier la présence de réseaux électriques à proximité, qu’ils soient aériens ou enterrés : plus ils sont éloignés, plus le coût du raccordement sera élevé.

L’EAU POTABLE :

Le but est de raccorder votre terrain au réseau public d’eau potable. Un compteur d’eau sera installé, dans la majorité des cas, en bordure de terrain, mais il arrive que le compteur soit installé à l’intérieur de la maison dans certaines situations; nous le relierons ensuite à la maison lors de la mission de VRD.

Lors du dépôt du permis, ke service gestionnaire (comme la SDEA en alsace) donnera son accord pour la viabilisation de votre terrain. Il faut savoir que tous les terrains constructibles sont présumés raccordables, mais que les frais de raccordement peuvent varier de manière significative en fonction de leur distance avec le réseau.

Il est donc essentiel d’observer le terrain et d’identifier la présence de bornes qui signalent le réseau sur la chaussée plus ils sont éloignés, plus le coût du raccordement sera élevé.

L’ASSAINISSEMENT

Voici les 2 situations possibles :

Situation 1L’assainissement collectif (tout‑à‑l’égout)

C’est la situation la plus simple : le réseau est, dans la grande majorité des cas, raccordé en même temps que l’eau potable. Les coûts varient selon la distance au réseau de tout‑à‑l’égout, mais ils restent généralement modérés.

Situation 2 L’assainissement individuel
Il joue un rôle essentiel dans un projet de construction, car il conditionne la conformité réglementaire et le bon fonctionnement sanitaire de votre habitation.
Il nécessite une étude de sol obligatoire pour déterminer la solution adaptée, ce qui peut entraîner des coûts supplémentaires.
Un système mal dimensionné ou mal entretenu peut provoquer des odeurs, des saturations ou des pollutions du sol.
Son installation demande également un espace dédié et parfois des terrassements importants.
Enfin, il implique un entretien régulier, indispensable pour éviter les pannes et les réparations coûteuses.

Le prix moyen d’une solution d’assainissement individuel (fosse ou phyto-épuration) varie entre 7/9 000 € TTC pour 2 personnes à plus de 15 000 € TTC dans certaines conditions.

Si le terrain est soumis à un assainissement individuel son prix d’achat doit le prendre en compte.

Exposition et orientation

L’exposition et l’orientation sont souvent les premiers éléments qui séduisent les futurs acheteurs d’un terrain. Une vue magnifique ou une belle luminosité sont de solides arguments, mais ce qui semble instinctivement idéal ne se traduit pas toujours de la même manière une fois la maison construite.

Avant tout, l’orientation et la vue sont des points essentiels du projet. Avec une baie vitrée de cette taille, disposer d’un panorama qui vous apporte du plaisir chaque jour est presque vital, et nous mettrons tout en œuvre pour exploiter au mieux le potentiel du terrain.

Cependant, cette grande baie vitrée induit aussi des contraintes thermiques. Avec la hausse des températures estivales et l’allongement des périodes de chaleur — désormais fréquentes de juin à septembre avec des pics au‑delà de 35°C — il est indispensable de protéger la baie vitrée du soleil direct. Une exposition plein sud, sans protection végétale ou technique, peut compromettre votre confort.
Bien qu’il existe des solutions pour limiter l’impact du soleil, celles‑ci restent moins efficaces qu’une orientation maîtrisée, c’est pourquoi nous privilégions autant que possible des expositions entre Sud‑Est et Ouest uniquement si une protection végétale existe. Une maison est très facile à chauffer en hiver, mais beaucoup plus complexe à rafraîchir en été.

Gardez cela en tête lors du choix du terrain… même si, au final, le coup de cœur doit toujours primer.

Nature du sol

Sur un terrain que l’on convoite, certains signes facilement identifiables peuvent déjà indiquer les difficultés que l’on pourrait rencontrer sur le projet.

  • Terrain en zone montagneuse avec une grande quantité de roches affleurantes, sur la parcelle ou aux abords.
  • Terrain humide, même en l’absence de précipitations récentes.
  • Terrain présentant de petits éboulis, révélateurs d’un sol peu stable.

Ces indices laissent présager un sol nécessitant des adaptations importantes au niveau des fondations :

  • Impossibilité de poser des pieux dans un terrain trop rocheux.
  • Fondations profondes obligatoires sur les terrains humides ou instables.

D’autres informations utiles sont consultables sur le site Géorisques, notamment concernant les risques de retrait‑gonflement des argiles, un paramètre déterminant pour anticiper les contraintes du sol.

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